Cette année encore, votre médiathèque participe au Prix des lecteurs Étranges Lectures. C’est l’occasion pour vous de plonger dans une sélection d’ouvrages étrangers traduits, de faire vos propres choix de lecture et de voter pour celui que vous aurez préféré.
Concrètement :
- 5 romans sont proposés en lice.
- Vous pouvez emprunter ces romans à la médiathèque, les découvrir à votre rythme, et venir voter pour votre préféré.
- Le roman ayant recueilli le plus de voix parmi les lecteurs des bibliothèques participantes fera l’objet d’une des 4 lectures publiques programmées lors de la saison suivante.
Voici les 5 romans proposés cette année :
Le village secret – HARUTYUNYAN Susanna
Les Argonautes, 2024. Traduit de l’arménien par HACOPIAN-THIERRY Nazik Melik.
Niché dans les montagnes près du lac Sevan, un village arménien vit à l’insu du XXe siècle. Des massacres ottomans aux persécutions soviétiques, ce lieu clandestin offre un refuge à qui le souhaite, à condition de se plier aux lois de son énigmatique leader Harout. Lorsqu’une nouvelle vague de rescapés du génocide atteint le village, la méfiance s’installe : parmi eux se trouve une jeune femme enceinte de l’ennemi. Le destin de celle que les villageois appellent Nakhchoun, « beauté », semble plus qu’aucun autre ébranler l’intransigeant Harout. Mais un enfant issu de tant de violence a-t-il le droit d’exister ? Le secret du village serait-il en danger ?
Dans ce récit comme un diamant brut, Susanna Harutyunyan conjugue les souffrances du peuple arménien avec la poésie de ses légendes. A travers des images lumineuses et des paysages sublimes, la grande dame de la littérature arménienne nous transporte dans un monde hors du temps.
Paradis – GURNAH Abdulrazak
Gallimard, 2023. Collection Totem. Traduit de l’anglais par PADOUX Anne-Cécile.
« Quand ces gens me disent que je leur appartiens, je t’avoue que, pour moi, c’est comme un nuage qui passe, ou un coucher de soleil à la fin du jour. Le lendemain matin, le soleil se lèvera de nouveau, qu’ils le veuillent ou non« .
A douze ans, Yusuf est envoyé vivre chez son oncle. Il s’en réjouit, jusqu’à ce qu’il comprenne que son père l’a vendu afin de rembourser une dette trop lourde et qu’Aziz n’est pas son oncle, mais un riche marchand caravanier qui a besoin d’un esclave de plus chez lui. A travers les yeux de Yusuf, au gré des longues expéditions commerciales au coeur des plaines désertiques, l’Afrique de l’Est du début du XXe siècle se révèle dans toute sa beauté et sa rudesse.
Les dents de lait – BUKOWSKI Hélène
Gallmeister, 2021. Traduit de l’allemand par CRABEIL Elisa et par RAQUILLET Sarah.
Skalde et sa mère Edith vivent dans leur maison isolée à l’orée de la forêt. L’adolescente n’a jamais vu le bleu du ciel : leur région est en proie au brouillard et à la sécheresse depuis si longtemps. Les derniers habitants du coin, après avoir fait sauter l’unique pont qui les reliait au reste du monde, espèrent ainsi que leur autarcie volontaire les protègera du chaos.
Un jour, Skalde découvre dans une clairière une enfant à la chevelure rouge feu. D’où vient-elle ? Comment a-t-elle pu arriver jusqu’ici ? Consciente de sa transgression, l’adolescente recueille la petite fille, sous le regard méfiant de sa mère Edith. Car les deux femmes ne se sont jamais vraiment intégrées à cette communauté pétrie de peurs et de superstitions. Tandis que les villageois s’organisent, le trio devra bientôt faire face à une véritable chasse aux sorcières.
Comment j’ai rencontré les poissons – PAVEL Ota
Gallimard,2020. Traduit du tchèque par BARBORA Faure et CARLIER Margot.
« Pour la firme Electrolux, l’arrivée de papa fut une grande aubaine. Il s’avéra rapidement qu’il était un prodige en ce qui concerne la vente d’aspirateurs. Difficile de dire à quoi cela tenait, mais si le talent est déjà malaisé à reconnaître chez les génies artistiques, il l’est d’autant plus quand il s’agit de vendre des aspirateurs à poussière.«
Dans la Tchécoslovaquie d’avant-guerre, un garçon raconte son enfance auprès d’un père charmeur et extravagant. Avec lui, la vie prend des allures d’aventure : la pêche aux carpes autant que la conquête d’une femme ou l’invasion de leur village par les troupes allemandes… Une chronique familiale drôle et poignante, où la tendresse adoucit le tragique, la beauté de la nature fait oublier les affres de l’Histoire, et l’optimisme n’a d’égal que la liberté.
L’oiseau canadèche – DODGE Jim
Editions Cambourakis, 2010. Traduit de l’américain par CARASSO Jean-Pierre.
Orphelin, Titou est recueilli par son grand-père, solitaire et excentrique, porté sur le jeu et la bouteille, réfractaire à toutes les contraintes sociales, travail et impôts en premier lieu. Malgré quelques divergences de caractère – Titou a la passion des clôtures, Pépé Jake les déteste – le duo fonctionne bien, et mieux encore du jour où déboule Canadèche, canard boulimique hautement sympathique, qui devient leur inséparable compagnon. Trésor de malice et de tendresse, « L’Oiseau Canadèche » est un délicieux conte naturaliste moderne, brillant comme un coeur de canard.
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